Parution octobre 2015, 313 pages, auto-édité

 

 

     Depuis quelque temps je suis la création du tout nouveau magazine littéraire Blogger’s grâce à leur profil Facebook, se concentrant principalement sur la littérature ado et jeune adulte ainsi que sur les auteurs auto-édités.  Puis comme j’aime les défis je me suis dit zou je tente ma chance en tant que rédacteur. C’est avec joie que j’ai appris ma sélection dans la deuxième phase de recrutement. Pour cela il m’a été proposé la lecture et la chronique du roman ‘Forever Young’ de Charlotte Orcival. En voilà le résultat.

 

     1984, Anna 13 ans démarre une nouvelle vie en Bretagne. La petite famille parisienne a suivi le père et son nouvel emploi. Anna découvre un collège où tout lui est inconnu mais elle ne met pas de temps à se faire des amis. Tout d’abord, Erwan, ce jeune homme au grand cœur se considérant comme son grand-frère et la prenant sous son aile. Et puis, Laure avec ses parents instables, qui devient sa meilleure amie. Enfin, il y a Julien, son cœur fait boum-boum rien qu’en croisant son regard.

« À l’intérieur de moi, c’était le bordel, l’effervescence, la surprise, la peur. C’était tout un tas de sensation que je ne savais pas définir. C’était un nouveau monde. Une exploration à peine entamée dont je devinais qu’elle pouvait m’emmener plus loin. J’avais chaud, j’avais froid et tout mon corps semblait soumis à ses yeux qui ne manquaient jamais de me regarder tout  autant que je le regardais. »

     Durant cette année scolaire ce cercle de copains va en voir de toutes les couleurs.

« C’est la première fois que je ressens tout ça. C’est la première fois que j’ai l’impression de compter pour des gens autant qu’ils comptent pour moi. Je me sens invincible avec eux. »

 

     Charlotte Orcival nous présente Anna à travers son journal intime, faisant face à cette période difficile qu’est l’adolescence. Au fil des pages on s’attache à Anna, se projetant même dans notre propre adolescence avec l’insouciance, la naïveté mais aussi les premières fois. On découvre avec elle le coup de foudre, les papillons dans le ventre et ce jeu du chat et de la souris avec Julien, j’ai eu envie de leur crier ‘Mais aller embrassez-vous’ à maintes reprises, absorbée par leur histoire.

« Je voudrais être indifférente et hautaine. Mais non, rien de ça. Je suis cette pitoyable fille amoureuse d’un con. Voilà, c’est dit, je l’admets. J’aime Julien. Je l’aime même pour les choses qu’il fait qui me blessent. »

     Ce roman est celui d’une ado qui grandit avec tout ce que cela implique, les doutes, la colère, le mensonge, les peines mais aussi le bilan des premières fois avec la trahison, la perte de quelqu’un, la déchirure et le renoncement.

     Seul bémol du côté de l’écriture, il manque un travail de relecture. J’ai noté quelques fautes d’orthographes et l’absence de 2-3 mots mais cela ne gâche en rien la lecture.

     Le récit est réaliste, l’écriture est simple rendant la lecture fluide et efficace. À noter les références musicales au début de chaque chapitre créant l’ambiance de ce qui va suivre.

     Un bien joli premier roman de Charlotte Orcival qui nous fait nous questionner sur les bonheurs simples de la vie. Zou je m’en vais me poser au bord de l’eau pour admirer la vue.

 

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