Fayard, parution février 2017,204 pages

     Quoi? Encore un livre d'une actrice euhhhh... mouai!

     Aure Atika se raconte à travers ce roman. Cette gamine solitaire, indépendante, qui n’a peur de rien. Faute à qui ? Sa mère, aux mille facettes, qui disparaît et réapparaît tel un courant d’air. Cette mère, Ode comme elle aime être appelée est hors norme, pratique cinq métiers différents, fréquente des junkies, multiplie les relations avec les hommes, part à l’autre bout du monde.

« Ce n’est pas elle, qui se levait rarement avant midi, qui se débattait dans ses projets qui ne restaient qu’à l’état d’ébauche, ce n’est pas elle qui pouvait me guider vers l’âge adulte. »

     Malgré cette vie peu commune Aure aime sa mère, l’admire, la seconde et lui pardonne tout. De cette relation mère/fille naît la curiosité du monde pour Aure, le goût du voyage, la liberté, la confiance.

« Nous étions deux, nous formions une équipe. »

     Elle se construit grâce à Ode et pour Ode jusqu’à devenir cette grande actrice connue.

« Ode était mon ciel et ma terre. Elle était mon Ode. Tout un poème. »

 

     Aure Atika nous décrit son monde de gamine, l’histoire de sa maman si imparfaite mais tellement aimante. Avec ces quelques lignes elle lui offre une belle déclaration d’amour à sa façon.

     Le roman se lit bien, vite, l’écriture est simple sans fioritures mais il me manque le petit plus pour éprouver de l’empathie envers cette mère si absente pour sa fille. Pourquoi fait-elle subir ça à son enfant ? Aure est livrée à elle-même faisant tout pour échapper à cette vie malsaine que sa mère lui impose. Aucun enfant ne devrait vivre ça ! Une lecture que je vais oublier aussi vite que je l’ai lu !

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